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L’histoire de la tourbe

Déjà à l’époque romaine on employait la tourbe comme combustible dans les foyers. Depuis, la tourbe a continué de jouer un rôle économique important dans les pays où les ressources forestières sont peu abondantes. Par exemple, l’Irlande et l’Écosse, où elle a servi de source locale de combustible en remplacement du bois. En Finlande et en Irlande, la tourbe est encore utilisée aujourd’hui à une échelle industrielle pour produire de l’électricité. Ailleurs en Europe et en Amérique du Nord, la tourbe est principalement utilisée dans des applications horticoles.

L’emploi de la tourbe à travers le temps

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Comme en Europe, l’intérêt initial de la tourbe au Canada est centré sur la production de combustible. Les opérations commerciales commencent d’abord au Québec en 1864 et s’étendent plus tard à l’Ontario, mais le niveau d’activité reste à petite échelle.

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Une petite usine pour la production de tourbe de sphaigne est construite près de Saint-John au Nouveau-Brunswick. La tourbe produite par la «  Musquash Moss Litter Company » était vendue comme litière pour les chevaux. Les opérations ont cessé en 1895 après que l’usine ait brûlé.

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Au cours de la Première Guerre mondiale, la sphaigne et de la tourbe sont récoltées dans les tourbières près de Saint-John au Nouveau-Brunswick, pour la production de pansements chirurgicaux.

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1918-1939

Afin de réduire sa dépendance au charbon importé, le gouvernement canadien mène plusieurs enquêtes sur les ressources de tourbe à travers le pays.

1939-1945

Avant la Seconde Guerre mondiale, la majorité de la tourbe de sphaigne utilisée en Amérique du Nord provient de l’Europe, plus particulièrement des pays scandinaves, des Pays-Bas et de l’Allemagne. En raison de la guerre, les sources traditionnelles de tourbe sont interrompues et les efforts pour développer des sources locales de tourbe déclenchent l’ère moderne de la production de tourbe au Canada, principalement en Colombie-Britannique, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

1945-1960

Les entreprises canadiennes deviennent les principaux fournisseurs de tourbe de sphaigne pour le marché nord-américain. Bien que principalement utilisée comme litière pour les animaux, la tourbe se retrouve aussi en horticulture et en tant que matériau d’emballage et d’isolation. La récolte de la tourbe consistait à découper des blocs de tourbe à la main avec des pelles et à les empiler pour être séchés. Les blocs étaient ensuite broyés et tamisés à l’usine et pressés en balles. La productivité a augmenté suite à l’importation de machines de coupe d’Europe.

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1970

Les producteurs de tourbe abandonnent progressivement la méthode de coupe par blocs en faveur de la méthode de broyage en utilisant des machines de récolte sous vide pour recueillir la tourbe (aspirateurs).

1970-1990

C’est une période de croissance et de diversification de la production avec le développement de terreaux spécialisés destinés aux différents marchés horticoles. Les opérations et le maniement des balles bénéficient de l’automatisation.

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1992

Les producteurs canadiens de tourbe horticole sont à l’origine du premier projet de recherche sur la restauration des tourbières, mené par le Groupe de recherche en écologie des tourbières (GRET) de l’Université Laval. Cela conduit au développement de l’expertise canadienne dans la recherche de la restauration des tourbières.

2000-2010

L’industrie canadienne de la tourbe domine le marché nord-américain et est présente dans de nombreux autres pays, étant le premier producteur de tourbe horticole dans le monde. Elle est également un modèle au niveau de son approche du développement de la ressource puisqu’elle souscrit pleinement à la notion de durabilité et de l’utilisation responsable de la ressource.

2015

L’industrie canadienne de la tourbe publie son premier rapport de responsabilité sociale.

 

12e  et 13e siècles

La tourbe devient une source d’énergie de plus en plus importante en Europe. À cette époque, les superficies tourbeuses valaient trois fois plus que les terres agricoles.
17e siècle

La tourbe commence à être utilisée comme combustible dans les industries du textile, de la faïence et du brassage de la bière. Elle est également utilisée pour améliorer les sols.
1730

Un nouveau produit apparaît : la cendre de tourbe. La combustion de tourbe pour le chauffer les maisons produit des cendres riches en phosphore avec des quantités mineures de potassium. Ces cendres sont utilisées comme engrais en agriculture.
19e siècle

L’Allemagne développe une technologie de récolte pour produire de la tourbe combustible pressée en briquettes. Les avantages de la tourbe horticole sont reconnus.
20e siècle

Une nouvelle méthode de récolte de tourbe est introduite. Après le broyage de la tourbe en surface, de grands aspirateurs sous vide sont utilisées pour recueillir la pellicule superficielle de tourbe sèche.
Aujourd’hui

L’utilisation de la tourbe pour la production d’énergie a cessé dans la plupart des pays, sauf en Irlande et en Finlande. La valeur de la tourbe de sphaigne dans les applications horticoles est reconnue à travers le monde et le Canada en est le principal exportateur.