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Étapes du cycle de vie et répartition des impacts sur l’environnement

Production

recolte

Récolte

Cette première étape vise les différentes activités de production, c’est-à-dire celles qui ont lieu aux sites de récolte de la tourbe, à même la tourbière. Elle inclut notamment l’opération des équipements et de la machinerie et les activités associées à la construction des voies d’accès, au drainage de la tourbière, à la préparation du terrain, à la récolte de la tourbe par aspiration et à la fermeture de parcelles en fin de cycle de production. Le transport entre le site de récolte et l’usine de conditionnement est également inclus à cette étape.

Conditionnement

emballage

Emballage

Le conditionnement comprend les différentes activités qui ont lieu à l’usine, après la récolte. Elle inclut l’opération des équipements et les infrastructures qui servent au conditionnement de la tourbe. La tourbe brute est tamisée et ensuite, la plupart du temps, mélangée à d’autres ingrédients, comprimée puis emballée. Les infrastructures et l’énergie associée à l’opération des bâtiments administratifs sont également prises en compte à cette étape.

Distribution

transport

Transport

L’étape de distribution inclut les opérations de transport depuis les usines de conditionnement vers les acheteurs finaux ou les centres de distribution (des cours de transbordement ou des lieux de vente au détail ou en gros).

Utilisation (exclue)

culture-des-vegetaux

Culture des végétaux

Tel que mentionné, il est difficile d’isoler les processus et effets environnementaux associés à l’utilisation de la tourbe de sphaigne de ceux associés aux autres composantes entourant la croissance des végétaux. Les différentes activités, ressources et rejets qu’implique la culture de végétaux en serre ou en jardin, tel que le chauffage et l’humidification de l’air en serre, l’arrosage et la fertilisation n’ont donc pas été pris en compte.

Fin de vie

fin-de-vie

En sol

Alors qu’elle contribue à la croissance de végétaux en serre ou en jardin, la tourbe continue à se décomposer à même le substrat. C’est aux interactions entre la tourbe, l’air et les autres composantes du sol d’accueil qu’est associée la dégradation de la tourbe en fin de vie: des émissions de dioxyde de carbone (CO2) en découlent. Une dégradation aérobie (en présence d’oxygène) de la tourbe est présumée.

Décomposition in situ

decomposition

Oxydation

La décomposition de la tourbe à même le site de récolte (tourbière) ne constitue pas une étape du cycle de vie en soi. Après l’ouverture de la tourbière (au moment du drainage), la tourbe est exposée à l’air. À son contact, une partie du carbone de la tourbière s’oxyde et est émis à l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone (CO2). Le drainage de la tourbière en modifie les flux de gaz à effet de serre (GES); le site diminue sa production de méthane (CH4) mais augmente celle de CO2, entrainant un bilan net positif d’émissions de GES. Si la tourbière est restaurée avec succès à la fin du cycle d’exploitation, les flux de GES du site peuvent redevenir semblables à ceux qui prévalaient à l’origine et permettre d’accumuler à nouveau du carbone dans l’écosystème.


Répartition des impacts sur l’environnement aux différentes étapes du cycle de vie pour 1m3 de tourbe non comprimée

sante-humaine

Cet indicateur quantifie le potentiel des émissions de différentes substances dans l’environnement à favoriser le développement d’un cancer (effets cancérigènes) ou l’apparition de maladies chroniques (effets respiratoires), et à augmenter les radiations ionisantes et le rayonnement ultraviolet (UV-B). L’impact d’une substance sur la santé humaine est quantifié via un nombre total d’années de vies humaines potentiellement perdues dans la population, au moyen de l’échelle DALY (Disability Adjusted Life Years).

Unité DALY
Récolte 27%
5,9E-06
Emballage 6%
1,4E-06
Transport 67%
1,5E-05
Fin de vie de la tourbe en sol 0%
0,00
Impact total * 100%
2,2E-05
Décomposition 0 %in situ ** 0%
-6,6E-10

* Incluant la décomposition in situ

** Oxydation de la tourbe depuis l’ouverture de la tourbière jusqu’à sa restauration, avec un scénario considérant que 50% des sites sont restaurés en tourbière après les opérations de production et que 50% sont réhabilités.

qualite-ecosystemes

Le potentiel de réchauffement climatique des différents gaz à effet de serre (GES) qui sont émis à l’air via plusieurs activités humaines dépend de leurs capacités plus ou moins importantes à absorber l’énergie thermique (chaleur) du soleil, et à la garder captive dans l’atmosphère. C’est l’effet de forçage radiatif. Plus l’effet de forçage radiatif d’un GES est élevé, plus son potentiel de réchauffement climatique est fort, et sa contribution au dérèglement du climat d’autant plus importante. Le potentiel de réchauffement climatique est calculé via les modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Il est quantifié en kilogrammes de dioxyde de carbone équivalents (kg CO2 éq.) sur une période de 500 ans.

Unité PDF*m2*yr
Récolte 10%
0,67
Emballage 9%
0,59
Transport 81%
5,28
Fin de vie de la tourbe en sol 0%
0,00
Impact total * 100%
6,55
Décomposition 0 %in situ ** 0%
0,00

* Incluant la décomposition in situ

** Oxydation de la tourbe depuis l’ouverture de la tourbière jusqu’à sa restauration, avec un scénario considérant que 50% des sites sont restaurés en tourbière après les opérations de production et que 50% sont réhabilités.

changement-climatique

Cet indicateur regroupe les impacts potentiels associés à la toxicité aquatique et terrestre de différentes substances lorsqu’elles sont émises dans l’environnement, à leurs potentiels d’acidification et d’eutrophisation terrestre, ainsi qu’à leurs effets sur l’occupation du territoire. L’impact potentiel d’une activité humaine sur la qualité des écosystèmes est quantifié en fraction d’habitats potentiellement disparus (en Potential Disapeared Fraction (PDF)) sur une aire de territoire donnée (en mètre carré (m²)), pendant une période (en année). L’échelle associée est donc le PDF-m²-année.

Unité kg CO2 eq
Récolte 2%
4,03
Emballage 1%
2,53
Transport 6%
15,63
Fin de vie de la tourbe en sol 69%
183,00
Impact total * 100%
265,97
Décomposition 0 %in situ ** 23%
60,79

* Incluant la décomposition in situ

** Oxydation de la tourbe depuis l’ouverture de la tourbière jusqu’à sa restauration, avec un scénario considérant que 50% des sites sont restaurés en tourbière après les opérations de production et que 50% sont réhabilités.

ressources

Cet indicateur quantifie l’utilisation potentielle de ressources non renouvelables (c’est-à-dire qui ne peuvent se renouveler dans un délai d’une centaine d’année) et de minéraux associés à une activité humaine ou à un produit. L’extraction d’une matière première et sa transformation, la fabrication d’un produit ou l’opération d’une usine, les activités de transport d’un bien, son utilisation ou sa disposition en fin de vie sont des exemples d’activités qui dépendent de l’accès à des ressources non renouvelables. L’utilisation des ressources est quantifiée en mégajoules d’énergie primaire (MJ primaire).

Unité MJ primary
Récolte 61%
1041,81
Emballage 4%
71,46
Transport 15%
261,88
Fin de vie de la tourbe en sol 0%
0,00
Impact total * 100%
1701,85
Décomposition 0 %in situ ** 19%
326,70

* Incluant la décomposition in situ

** Oxydation de la tourbe depuis l’ouverture de la tourbière jusqu’à sa restauration, avec un scénario considérant que 50% des sites sont restaurés en tourbière après les opérations de production et que 50% sont réhabilités.

acidification-aqua

Le potentiel d’acidification aquatique prend en compte l’effet de substances qui provoquent une augmentation de l’acidité dans les milieux aquatiques. Cette perturbation peut mener à une diminution de la population de poissons et à la disparition de certaines espèces. Les substances ici en cause proviennent de la combustion des huiles lourdes et du charbon pour la production d’électricité, de même que de la combustion de l’essence dans les véhicules de transport. Elles sont d’abord émises à l’air, principalement sous la forme d’ammoniac (NH3), d’oxydes nitreux (NOx) et d’oxyde de soufre (SOx), pour ensuite retomber dans les cours d’eau via les précipitations. L’indicateur est quantifié en kg de SO2 équivalent.

Unité kg SO2 eq
Récolte 25%
0,04
Emballage 6%
0,01
Transport 68%
0,10
Fin de vie de la tourbe en sol 0%
0,00
Impact total * 100%
0,1
Décomposition 0 %in situ ** 0%
0,00

* Incluant la décomposition in situ

** Oxydation de la tourbe depuis l’ouverture de la tourbière jusqu’à sa restauration, avec un scénario considérant que 50% des sites sont restaurés en tourbière après les opérations de production et que 50% sont réhabilités.

eutrophisation-aqua

Cet indicateur mesure le potentiel d’un enrichissement de l’environnement aquatique en nutriments. Il est quantifié en kg équivalent PO43– en présumant que le facteur limitant dans l’eau est le phosphore (kg PO4 P-lim). L’augmentation des quantités de substances nourrissantes dans le milieu engendre une croissance rapide des plantes aquatiques (biomasse) et un déséquilibre de l’écosystème et de ses populations: l’oxygène devient de moins en moins disponible et peut provoquer la mort de poissons et la disparition d’une partie de la flore aquatique. Cet enrichissement du milieu aquatique en nutriments est souvent associé aux émissions d’azote et de phosphore à l’eau, qui découlent de l’usage de détergents dans nos maisons et de fertilisants pour l’agriculture.

Unité kg PO4-P lim
Récolte 24%
3,0E-04
Emballage 4%
5,0E-05
Transport 72%
9,2E-04
Fin de vie de la tourbe en sol 0%
0,00
Impact total * 100%
1,3E-03
Décomposition 0 %in situ ** 0%
0,00

* Incluant la décomposition in situ

** Oxydation de la tourbe depuis l’ouverture de la tourbière jusqu’à sa restauration, avec un scénario considérant que 50% des sites sont restaurés en tourbière après les opérations de production et que 50% sont réhabilités.